Étude de cas
Mettre un nouveau client en service sans intervention manuelle
Le problème
Chaque nouveau client de la plateforme SaaS arrivait avec son propre lot de machines virtuelles à créer sur Azure, dimensionné selon son volume. La procédure était entièrement manuelle : création, réseau, jonction au domaine, droits, sauvegarde, supervision, et autant de répétitions qu’il y avait de machines à livrer.
Trois à cinq heures de travail à chaque arrivée, selon la taille du client. Une équipe informatique de deux personnes, et ce temps pris directement sur l’exploitation courante.
Le coût le moins visible n’était pas le temps. Une procédure répétée à la main produit des configurations qui divergent : rien ne garantissait que deux clients livrés à six mois d’écart tournaient sur le même socle, ce qui rallongeait chaque diagnostic d’incident.
La solution
Le provisionnement a été décrit en Terraform, la configuration système en PowerShell. La mise en service d’un client ne s’exécute plus, elle se déclare : le volume demandé devient un paramètre, l’infrastructure correspondante en découle.
Deux propriétés en découlent, et ce sont elles qui comptent au-delà du gain de temps. L’environnement d’un client est reproductible — la même déclaration produit le même résultat, quelle que soit la date. Et il est auditable : ce qui existe est lisible dans un dépôt, plutôt que dans la mémoire de la personne qui l’a créé.
Les résultats
- 3 à 5 heures économisées à chaque arrivée client, selon son volume
- Mise en service homogène et vérifiable d’un client à l’autre
- Procédure exécutable sans connaissance détaillée de l’enchaînement
- Temps d’exploitation rendu à une équipe de deux personnes
Ce que j’en retiens
L’automatisation n’a pas seulement supprimé des heures : elle a transformé une procédure qui existait dans la tête de quelqu’un en artefact partagé. Dans une équipe de deux, c’est la différence entre une infrastructure que les deux savent livrer et une infrastructure qui attend la disponibilité d’une seule.